La Cosa Nostra

Première canadienne au 9e RIDM
Réalisateur : Marco Turco
C.A.M Original Soundtrack
Langues : Italien, français
Sous-titres : Français
Durée : 92 minutes
Pays : Italie
Année : 2005

Dangereuse, imprévisible, puissante…

Ce sont les mots les plus souvent utilisés pour décrire la mafia italienne, aussi appelée en Italie : la Cosa Nostra. Ce film porte sur cette grande puissance qui contrôle et qui a longtemps contrôlée l’Italie.
Le film Cosa Nostra s’inscrit dans la section communément appelée par les documentaristes «préoccupation». Les films retrouvés dans cette catégorie sont tous ceux qui frappent, qui veulent bouger les choses, qui provoquent. Cela veut dire que tous les sujets qui ont un gros impact et qui, d’une certaine manière, nous atteignent font partis du concept «préoccupation». On pourrait y inclure la pédophilie, le terrorisme mondial, les attaques nucléaires ainsi que la mafia italienne. Une phrase dite par des intervenants du RIDM s’accorde bien avec ce genre de documentaire : « Il s’agit d’un cinéma de combat, témoin des événements qui modulent le monde d’aujourd’hui, fouillant le cœur de ces événements, se rapprochant des gens, faisant marche commune avec eux, forgé avec des images captées sur le vif, caméra à l’épaule. ».
Dans Cosa Nostra, on remarque très bien que chaque personne interviewée est nettement affectée et préoccupée par les événements. La plupart des gens rencontrés dans ce film sont touchés par les effets de la mafia en Italie.
Le sujet principal est la mafia italienne. On voit tous les efforts que plusieurs dirigeants de l’état ont tentés pour contrer l’expansion de la mafia en Italie, plus précisément dans la ville de la Palerme. Le réalisateur présente les héros de la lutte, mais aussi les autres, que l’on croit du côté de l’état à cause de leur titre dans la politique. On se rend compte que la politique et la mafia sont entremêlés complètement. Comme le dit un des témoins : « La mafia est une composante organique du pouvoir italien ».
Le titre est certainement en lien avec le sujet, car il est le sujet. La Cosa Nostra est une des façons de nommer la mafia en Italie. Le documentaire traite donc du titre, du sujet en question.
Le personnage principal est l’écrivain Alexander Stille. On le suit tout au long du documentaire, car il fait la recherche sur son sujet de livre et, de cette manière, il explique tout ce qu’il découvre. Ses explications sont claires ainsi que les faits et les statistiques sont nombreux. C’est un peu comme une enquête policière qui est faite envers le dénouement du problème mafieux en Italie. On retrouve donc vers la fin du documentaire les conclusions des recherches du personnage principal et de ses opinions qui reflètent aussi ceux du réalisateur.
Ce documentaire comprend plusieurs genres. Il est classique à cause des entrevues et de la musique que l’on retrouve. Il est aussi intime dans le cas où les personnes interviewées racontent l’histoire de la Cosa Nostra, la mafia italienne. De plus, il met l’emphase sur l’historique de la mafia italienne et l’on retrouve des faits dans un ordre tout à fait chronologique. Enfin, il est engagé dans une cause qui tient à cœur l’écrivain et le réalisateur à la fois.
Pour ce qui est des types d’images, le réalisateur les a toutes utilisées. Marco Turco a beaucoup utilisé l’entrevue pour rendre compte les opinions et les faits des proches des victimes et des gens concernés. À quelques reprises, il utilise des photos d’archives pour montrer des éléments précis et important, comme les photos d’une des femmes interviewées et la photo qui représente le document «caméra au poing». Cela illustre un enfant cagoulé tenant un pistolet droit devant lui. Les films d’archives aussi sont utilisés. Le réalisateur a pris ses sources de la chaîne de télévision RAI. Il les utilisent énormément et tout au long du documentaire. Marco Turco reconstitue quelques scènes avec des extraits des évènements passés. Par exemple, on voit l’écrivain qui marche en bas d’un immeuble et la caméra change de plan et l’on se rend compte que c’est l’endroit où il y a eu un attentat qui a tué un des personnages importants de la lutte contre la mafia italienne. On y retrouve aussi des extraits de journaux lorsque le personnage principal, Alexander Stille, prend en photo pour ses recherches les journaux dans des bibliothèques et des archives de la Palerme. Il y a aussi des extraits qui ont été pris d’émissions de télévisions. On retrouve en fait à quelques reprises des bulletins de nouvelles de l’époque où la Cosa Nostra était à son plus fort.
C’est un film remplis de suspense et de rebondissement. Il est à la fois troublant et apaisant, malgré le fait que cette mafia existe toujours et qu’elle ne cesse de se répandre partout dans le monde. Je conseille ce film pour les amateurs de faits réels. Par contre, je le déconseille fortement pour un public en bas âge ainsi qu’aux âmes sensibles.

~ par marilune le mars 10, 2008.

Une réponse to “La Cosa Nostra”

  1. Travail effectué dans mon cours de cinéma de la réalité à l’automne 2006, au Cégep de Bois-de-Boulogne.

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