L’insoutenable légèreté de l’être – Kundera

P. 93

«Celui qui veut continuellement s’élever doit s’attendre à avoir un jour le vertige. Qu’est-ce que le vertige? La peur de tomber? Mais pourquoi avons-nous le vertige sur un belvédère pourvu d’un solide garde-fou? Le vertige, c’est autre chose que la peur de tomber. C’est la voix du vide au-dessous de nous qui nous attire et nous envoûte, le désir de chute dont nous nous défendons ensuite avec effroi.»

P. 98

La toile de Sabina: un paysage et au fond, une lampe de chevet.

«Devant c’était le mensonge intelligible, et derrière l’incompréhensible vérité.»

P. 139

«Pour Sabina, vivre signifie voir. La vision est limitée par une double frontière: la lumière intense qui aveugle l’obscurité totale.»

P. 254

«Ceux qui pensent que les régimes communistes d’Europe centrale sont exclusivement la créatide criminels laissent dans l’ombre une vérité fondamentale: les récriminels n”ont pas été façonné par des criminels mais par des enthousiastes convaincus d’avoir découvert l’unique voie du paradis. (…) Plus tard, il devint clair comme le jour que le paradis n’existait pas et que les enthousiastes étaient donc des assassins.

~ par marilune le juin 1, 2008.

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